À l’assaut du « monstre à 4 têtes » !
Planifiez votre ascension à vélo du col du Grand Colombier
Le Col du Grand Colombier est l’un des cols les plus redoutés de France. Plus haut col routier du Jura français, il offre une vue spectaculaire sur la vallée du Rhône, le lac du Bourget et les Alpes. Sa difficulté a donné naissance à la Confrérie des Fêlés du Grand Colombier, qui rassemble des cyclistes venus relever le défi de gravir deux, trois, voire les quatre versants dans la même journée. Franchi à cinq reprises par le Tour de France, le col doit sa réputation à un profil atypique : pentes longues et irrégulières, passages fréquents à plus de 10 %, et des murs pouvant dépasser 14 %, voire plus selon les versants. Avec ses quatre montées possibles, chacune avec son caractère, il est souvent surnommé “le monstre à quatre têtes”.
Proche du tracé des P’tites Routes du Soleil®, le col du Grand Colombier mérite le détour.

Montée du col du Grand Colombier à vélo depuis Anglefort (versant nord-est)
- Départ : Anglefort (289 m)
- Distance : 15,3 km
- Dénivelé : 1209 m
- Pente moyenne : 8%
- Pente maximale : 13%
Temps de montée (arrondi) du col du Grand Colombier à vélo depuis Anglefort (versant nord-est)
- À 7 km/h : 2h 15
- À 11 km/h : 1h 25
- À 15 km/h : 1h
- À 19 km/h : 50’
Carte du parcours de la montée du col du Grand Colombier à vélo depuis Anglefort (versant nord-est)

Description de l’ascension du col du Grand Colombier depuis Anglefort (versant nord-est)
À partir du neuvième kilomètre, même route que pour l’itinéraire depuis Culoz. Pas un instant de répit ou presque jusqu’au kilomètre 9 !
Rien d’autre à faire que de trouver un rythme et de s’y accrocher. Les kilomètres passent, mais rien ne change vraiment. Pas de vrai replat. Pas de rupture. Juste une pente qui insiste.
La forêt se fait enveloppante, le paysage est plus fermé. On se sent bien seul avec son effort. C’est une montée d’endurance pure, constante et usant. Heureusement les 5,5 derniers kilomètres, un peu avant le lieu-dit La Sapette, sont plus cléments !

Montée du col du Grand Colombier à vélo depuis Champagne-en-Valromey (versant nord-ouest)
- Départ : Champagne-en-Valromey (531 m)
- Distance : 18,8 km
- Dénivelé : 967 m
- Pente moyenne : 5%
- Pente maximale : 14%
Temps de montée (arrondi) du col du Grand Colombier à vélo depuis Champagne-en-Valromey (versant nord-ouest)
- À 7 km/h : 2h 40’
- À 11 km/h : 1h 45’
- À 15 km/h : 1h 15’
- À 19 km/h : 1h
Carte du parcours de la montée du col du Grand Colombier à vélo depuis Champagne-en-Valromey (versant nord-ouest)

Description de l’ascension du col du Grand Colombier depuis Champagne-en-Valromey (versant nord-ouest)
Sans contestation possible, la montée la plus accessible. Déjà parce qu’elle part de plus haut (531 m), donc il y a moins à grimper. Ensuite, parce que plusieurs passages permettent de se refaire la cerise ! Attention cependant, il y a des sections extrêmement brutales. Du 14% pendant un peu plus d’un kilomètre à la fin du premier tiers du parcours et les trois kilomètres du final, communs avec la route qui vient d’Artemare.
Les premiers kilomètres se font dans une logique de balade. La route est large. Le paysage ouvert. Ça monte bien sûr, mais la route est large et on respire sans contrainte. Les paysages du Valromey défilent tranquillement…
Il y a bien ce passage à 14% entre le septième (et même un peu avant) et le huitième kilomètre mais, il laisse très vite la place à six kilomètres plutôt tranquilles. De quoi refaire le plein d’énergie, avant la partie finale, où l’itinéraire rejoint celui d’Artemare.
Montée du col du Grand Colombier à vélo depuis Culoz (versant sud-est)
- Départ : Culoz (237 m)
- Distance : 17,7 km
- Dénivelé : 1261 m
- Pente moyenne : 7%
- Pente maximale : 11%
Temps de montée (arrondi) du col du Grand Colombier à vélo depuis Culoz (versant sud-est)
- À 7 km/h : 2h 30’
- À 11 km/h : 1h 35’
- À 15 km/h : 1h 10’
- À 19 km/h : 55’
Carte du parcours de la montée du col du Grand Colombier à vélo depuis Culoz (versant sud-est)

Description de l’ascension du col du Grand Colombier depuis Culoz (versant sud-est)
Irrégulière et exigeante ! À partir du neuvième kilomètre, même route que pour l’itinéraire depuis Anglefort.
On peut qualifier ainsi l’ascension du Col du Grand Colombier depuis Culoz, qui débute en vallée du Rhône, dans un environnement souvent chaud et peu ombragé. L’orientation et l’encaissement de la vallée favorisent une montée rapide des températures, notamment en été. Cette première partie constitue un point de vigilance : de nombreux cyclistes y laissent des plumes, avant même d’aborder les sections les plus difficiles.
Les premiers kilomètres présentent une pente relativement irrégulière. La progression reste gérable, mais sans véritable continuité : alternance de replats et de passages plus soutenus, qui rendent difficile la mise en place d’un rythme stable. Cette caractéristique se confirme en entrant dans la zone forestière, où la montée devient plus hachée.
Plus haut, la route sort progressivement de la forêt et le paysage s’ouvre. Le versant de Culoz se distingue alors par une série de lacets spectaculaires, accrochés à la pente au-dessus de la vallée. Contrairement à d’autres ascensions emblématiques comme l’Alpe d’Huez, ces lacets sont moins nombreux et surtout peu lisibles dans leur ensemble. Il n’y a pas d’effet visuel permettant d’anticiper le sommet.
Cette configuration renforce la sensation de longueur. L’ascension donne peu de repères et peut paraître interminable. « Tu crois que c’est fini… et ça recommence ! »
Sur le plan physique, la difficulté ne repose pas uniquement sur les pourcentages, mais sur l’irrégularité de l’effort. Les enchaînements de changements de pente empêchent toute stabilisation durable, ce qui accentue la fatigue au fil des kilomètres.
Les 5,5 derniers kilomètres, un peu avant le lieu-dit La Sapette, sont plus tranquilles. L’arrivée au sommet intervient souvent avec une sensation d’usure progressive plus que d’effort brutal.
Ce versant est généralement considéré comme le plus emblématique du Grand Colombier : spectaculaire par ses panoramas, mais surtout exigeant par son profil irrégulier et son absence de repères visuels.
Montée du col du Grand Colombier à vélo depuis Artemare (versant sud-ouest)
- Départ : Artemare (245 m)
- Distance : 15,4 km
- Dénivelé : 1253 m
- Pente moyenne : 8%
- Pente maximale : 15%
Temps de montée (arrondi) du col du Grand Colombier à vélo depuis Artemare (versant sud-ouest)
- À 7 km/h : 2h 10’
- À 11 km/h : 1h 25’
- À 15 km/h : 1h 05’
- À 19 km/h : 50’
Carte du parcours de la montée du col du Grand Colombier à vélo depuis Artemare (versant sud-ouest)

Description de l’ascension du col du Grand Colombier depuis Artemare (versant sud-ouest)
Le versant d’Artemare est généralement considéré comme le plus difficile. Pourtant, les sept premiers kilomètres, jusqu’à Virieu-le-Petit sont plutôt tranquilles. Une balade ou presque !
C’est dans les 8,5 derniers kilomètres, dans la seconde moitié de l’ascension, que l’itinéraire d’Artemare forge sa réputation. À partir de Virieu-le-Petit, en effet, la route se redresse brutalement, enchaînant de longues sections très pentues.
Tout d’abord quatre kilomètres d’une grande brutalité, avec des passages extrêmes pouvant dépasser 18 %. Heureusement suivi d’un kilomètre, au col de la Selle, à la jonction avec l’itinéraire de Champagne-en-Valromey.
Un répit bienvenu avant le final : trois kilomètres très soutenus, avec notamment une section très sévère à 12,5%. Le sommet à 1498 ou 1501 mètres (d’après la pancarte) est plus que bienvenu !

Conseils pour préparer l’ascension du col du Grand Colombier
Le col du Grand Colombier n’a rien à envier à bien des grands cols alpins. Donc, ne pas s’y aventurer sans une excellente préparation. Un conseil qui vaut pour le ou la cycliste, comme pour le matériel.
Nos conseils :
- Même si les conditions ne sont pas celles du Galibier ou de l’Iseran, vérifier la météo.
- Choisir le versant le plus adapté à son niveau.
- Emporter de l’eau (2 bidons), car il peut faire très chaud, notamment au début de l’ascension.
- Prendre de quoi couvrir au sommet (1500 mètre quand même) et pendant la descente.
Conditions météorologiques
Le col du Grand Colombier est généralement ouvert de mi-avril au mois de novembre. Même s’il n’est pas en haute-montagne, ne pas s’embarquer dans l’ascension sans avoir verrouillé la météo. Orage, pluie, vent et même la neige (au printemps et en septembre) sont toujours possibles.
Météo au col du Grand Colombier : www.meteoblue.com/fr/meteo/semaine/le-grand-colombier_france_3015273
Équipement recommandé
Prévoyez un braquet adapté pour bien gérer les pentes irrégulières.
Emportez deux bidons, suffisamment à manger, une veste coupe-vent pour la descente et un kit de réparation en cas de pépin.
Les services à côté du col du Grand Colombier
Sur la route du sommet, depuis Anglefort ou Culoz, l’Auberge du Grand Colombier, vrai restaurant.
Tous les services au départ des 4 versants.
Au sommet, La Pause du Grand Colombier, ouvert en saison, est un snack, point de ravitaillement, apprécié des cyclistes.
L’accès au col du Grand Colombier
Accès ferroviaires :
- Gare SNCF de Culoz (TER)
- Gare TGV de Bellegarde-sur-Valserine
Accès routiers :
- Autoroute : A40 (sortie Bellegarde) ou A43 (sortie Aix-les-Bains)
- D120
Ce sont celles et ceux qui l'ont fait qui en parlent le mieux !
« Vous êtes un cycliste qui ne recule pas devant les gros dénivelés... Vous aimez vous lancer des défis personnels... Vous rêvez de vous attaquer à un des cols les plus durs de France ... Les pourcentages terrifiants vous donnent des ailes... Enchaîner 2, 3 ou 4 cols "Hors catégorie" de suite ne vous fait pas peur... Rouler sur des routes presque sans voitures avec la chaîne du Mont Blanc pour toile de fond n'est pas pour vous déplaire... Et tout ça, le jour de votre choix... Alors vous êtes un "Fêlé" en puissance ! Venez vite rejoindre les 2386 membres de la confrérie ! »
« J’ai enchainé dans la même journée le Calvaire de Portes (1007 m) et le Grand Colombier par Champagne-en-Valromey Je recommande parce que c’est une manière, à la fois très sérieuse et très panoramique de découvrir les différents aspects du Bugey. »
David, Ambérieu-en-Bugey.
« Au cours de ma préparation, j’ai étudié les profils. Ils étaient monstrueux, j’avais du mal à les croire réels, je les ai même refaits pour m’assurer qu’ils étaient bons. A quelques petites différences près, mes profils correspondaient à ceux proposés par la Confrérie des Félés du Grand Colombier et l’appel était sans équivoque : les passages à 14% et 19% étaient bien présents ! »
Joris Lesueur, infatigable animateur de alpes4ever
« Ce qui m’a marqué, c’est la régularité. Pas de surprise, mais pas de répit non plus. Tu es tout le temps autour de 8–9 %. Il faut accepter de monter à son rythme et ne pas se griller. Une montée très “propre” (versant Anglefort) … mais quand même usante. »
Sophie, 52 ans, Lyon.
« Quand tu arrives en haut, tu penses juste à ta survie… qui repose sur le paquet de Granola resté en bas dans ta voiture ! »
Lionel, Grandes Itinérances / Route des Grandes Alpes.
FAQ
Quel est le versant le plus difficile du Grand Colombier ?
Le versant depuis Artemare (via Virieu-le-Petit) est généralement considéré comme le plus dur. Il enchaîne de longs passages à plus de 10 %, avec des pics très raides. C’est sans doute la montée la plus exigeante physiquement et mentalement.
Quel est le meilleur versant pour une ascension plus « tranquille » ?
Le versant depuis Champagne-en-Valromey est le plus accessible. Plus long mais plus progressif, il permet de découvrir le col sans affronter immédiatement les pentes les plus raides.
Pourquoi le Grand Colombier est-il une légende chez les cyclistes ?
Parce qu’il combine plusieurs difficultés : longueur, pentes irrégulières, passages très raides. Avec ses quatre versants très différents, il offre aussi une vraie diversité et un défi complet, ce qui en fait un col à part, l’égal des plus grands défis alpins.
Quelle trilogie redoutable est-il possible de gravir dans la partie du Jura où se trouve le Grand Colombier ?
Le Golet de la Biche, le Mont du Chat et, bien sûr, le Grand Colombier « himself ».